Un safari à Asson - Un article de Marlène, à lire dans le Pau Mag' - Pau Pyrénées Tourisme

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Un safari à Asson

par Marlène

Le village d'Asson abrite un bijou
de faune et de flore : le Zoo d'Asson.

Lors d’une belle journée chaude et ensoleillée d’hiver, j’ai pris la direction du village d’Asson.
Ce village d’un peu plus de 2000 habitants abrite un bijou de faune et de flore : le Zoo d’Asson.

J’y suis souvent venue avec mes enfants, c’est un zoo à taille humaine avec une végétation luxuriante et des espaces en « immersion », où les visiteurs côtoient de plus près des lémuriens, écureuils ou wallabys. Parfait pour petits et grands curieux, amoureux des animaux.

Ce jour-là je ne viens pas en visiteur, je viens expérimenter les coulisses du zoo : je participe à l’activité « Soigneur d’un jour ».

Pour être franche, quand l’idée de cet article a été mise sur la table, j’y suis allée en courant : j’adore le sujet, la rédaction de l’article sera aisée !

Mais à l’heure où je l’écris, difficile de choisir parmi les 200 photos prises ce jour-là (dignes d’un safari), tant les animaux se sont montrés sous leurs plus belles coutures. Difficile également de vous détailler le déroulé de la matinée : je n’ai pris aucune note;
j’étais occupée à distribuer bananes, dattes et autres douceurs… Alors je demande votre indulgence pour la suite de cet article !


L’activité commence sur les chapeaux de roues dès 9h.

Présentations faites avec les soigneurs et les 2 autres apprenti-soigneurs du jour - comme moi (activité limitée à 3 personnes) - il faut déjà partir, les animaux n’attendent pas !

365 jours par an, l'équipe de soigneurs nourrit les animaux et entretient leurs habitations.
Ces derniers (les animaux bien sûr...) consomment chaque année 20 tonnes de fruits et légumes, 5 tonnes de viande, 300 kg de graines, 1500 oeufs ou encore 40kg d'insectes vivants.

 
 

A travers les allées, il faut suivre les pas rapides des soigneurs…

Nous commençons par souhaiter bonne nuit aux porc-épics qui finissent leur ronde de nuit…

 
 

Premier stop : l’enclos des loups à crinière. Ils ressemblent à des renards hauts sur pattes. Nous les lâchons, leur donnons des fruits et des poussins et nettoyons les excréments de la nuit, l’odeur est forte, personnes sensibles s’abstenir !

En sortant nous traversons la prairie australienne : les kangourous nous regardent en coin, les antilopes nous ignorent hautainement, tandis que les alpagas sont beaucoup plus accueillants.

 
 

Nous profitons du calme quelques instants, le zoo n’a pas encore ouvert au public.

Seuls les cris des gibbons ou le braille du paon résonnent : le soleil aidant, je ferme les yeux et m’imagine au cœur d’une forêt tropicale. Pas le temps de rêver, il faut partir chez les ouistitis !

Dès notre entrée, les cris deviennent stridents, l’appel du ventre est imparable. Il règne ici une chaleur tropicale, la désinfection des chaussures et des mains est obligatoire, le ouistiti étant un primate très fragile.

 
 

Luc, le directeur, aussi soigneur des ouistitis, nous présente l’espèce, leurs particularités, leur mode de vie et vie de famille.

De temps en temps alors que je l’écoute attentivement, une minuscule main me tire sur le manteau pour me rappeler à l’ordre : je ne suis pas là pour blablater !

Nous apprenons tous les programmes de sauvegardes dans lesquels le zoo est impliqué, et ils sont nombreux : Brésil, Madagascar, Indonésie, Cambodge… La conservation des espèces est la priorité du zoo.

Par le biais de l’Association Zoologique d’Asson, il est possible de devenir parrain/marraine d’une espèce et de soutenir des programmes de conservation.

" Est-ce que je peux en prendre un dans mes bras ? "

Revenons à nos moutons…

Même si je connais la réponse, je tente la question : « Est-ce que je peux en prendre un dans mes bras ? ».

La réponse est évidemment négative, ce sont des animaux sauvages qui doivent rester à l’état sauvage.
J’ai retenté cette question avec les lémuriens, des fois que... En parlant de ces derniers, les moments passés parmi eux sont ceux que j’ai préférés, s’il fallait faire un choix.

Ces peluches aux yeux oranges et à la fourrure dense et variée sont très sociables. Ils se laissent approcher ou s’approchent au plus près de nous (et des gamelles !) sans aucune crainte.

Nous les avons d’abord nourris dans l’enclos grillagé, où ils disposent d’une multitude de branches et de lianes pour leurs acrobaties.

 
 
 
 

De l’autre côté du grillage, commencent à se presser quelques familles qui profitent de la présence des soigneurs pour en apprendre plus. Maintenant le chant des gibbons se mêle aux cris des enfants. Nous passons ensuite dans l’espace Nosy be, un espace ouvert où le public peut approcher au plus près les lémurs catta… En voici 2 qui se prélassent au soleil, pas effrayés du tout !

Admirez sur la dernière photo...
 ... l'hésitation du lémurien...
... devant sa gamelle !

Je n’ai pas vu le reste de la matinée passer tant nous avions à faire : les gibbons, les perroquets, les zèbres, les loutres, les pandas roux... le programme est dense et parfaitement minuté.

Durant 4 heures, les soigneurs ont été disponibles et nous ont partagé leur savoir et leur passion pour les toutes les différentes espèces.
  
Même si notre aide a été limitée (nous n’avons pas préparé les gamelles, ni coupé les fruits ou légumes), nous avons tout de même apporté notre petite pierre à l’édifice ce matin-là et sommes repartis plein d’images dans la tête !


Et comme une image, c'est mille mots...
Je les laisse parler !  ;)





Merci aux soigneurs pour cette matinée inoubliable.

Le zoo propose toute l’année, l’activité « Soigneur d’un jour » (sur inscription, places limitées à 3), mais également des visites VIP de 2 heures durant lesquelles vous nourrissez également les animaux, mais aussi des animations pédagogiques et événementielles.

Rendez-vous sur leur site ou leur page Facebook pour en savoir plus.

Et pour terminer, voici un très beau reportage
qui résume parfaitement la vie au zoo d’Asson

Crédit vidéo : ©France 3 / Météo à la carte 2016




Marlène - Amatrice de bonnes chères mais piètre cuisinière, fêtarde mais casanière, je suis une citadine qui connaît la ville comme sa poche !

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