Sur les traces des américains - Par Françoise - Pau Mag' - Pau Pyrénées Tourisme

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Sur les traces des américains

 par Françoise

En 1879, on comptait environ 2000 américains, contre
à peine un peu plus d’anglais...

Envie de remonter dans l’histoire de Pau XIXème, d’admirer quelques belles villas dans un écrin de verdure, ou découvrir de nouveaux panoramas en cœur de ville, suivez-moi…

Je vous propose un itinéraire à pied ou à vélo (attention toutefois aux nombreux sens interdits) sur l’ancien chemin de Billère, à la découverte des villas qui ont fait le charme de la villégiature, à l’époque où de nombreux américains s’installèrent à Pau.


Il est vrai, on connaît mieux le quartier anglais de Trespoey.

Cependant les riches familles de notables venues d’Outre-Atlantique ont été nombreuses elles aussi, à séjourner dans les hôtels particuliers et les belles villas, et ce jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

En 1879, on comptait environ 2000 américains, contre à peine un peu plus d’anglais.
La plupart ne travaillaient pas et vivaient en rentier. Ah la belle vie !

Votre itinéraire démarre par l’avenue Gaston Phoebus, où l'on pourra admirer quelques-unes de ces magnifiques bâtisses...


A droite, au numéro 4 de l'avenue, l’ancien Hôtel de Londres.


Nous sommes maintenant sur l’ancien chemin de Billère.

La plupart de ces villas étaient occupées par de riches familles anglaises, irlandaises, américaines.

Elles rivalisent les unes avec les autres dans des styles différents.

Un peu plus loin, mon coup de cœur !

Prendre à droite la rue Jean-Jacques Rousseau, puis l’allée Miss Hutton.
Sur la droite la plus belle des plus belles… la Villa Hutton.

Rachetée par des franco-américains elle retrouve peu à peu son lustre d’antan.
La bâtisse est restée dans la même famille d’origine américaine pendant 92 ans de 1857 à 1949.


Le dépaysement opère… Serait-on toujours à Pau ?

Le cachet de la villa invite à la rêverie.

Je me plais à imaginer la vie mondaine au cœur de ce cercle très select.
Les 40 domestiques s’affairant dans la maison et dans le jardin, servant des dîners fastueux.

Les cinquante chevaux qui faisaient la part belle aux 3 ou 4 chasses hebdomadaires du Pau Hunt.
Dans un décor qui rappelle les colonies, le dépaysement opère. Serait-on toujours à Pau ?.


Même si son parc a bien diminué et s’est vu loti, il conserve toutefois un jardin anglais aménagé où rhododendrons, magnolias,
palmiers et massifs de buis s’accordent en harmonie.

Continuer dans la rue du Lys jusqu’à un bosquet de séquoias de Californie plantés par la famille Hutton, à l’entrée du parc d'origine, dont la superficie était de 13 hectares.



A Billère, un décor à l'italienne : La Villa Béatrix !

Emprunter maintenant la rue Antoine de Bourbon.

La villa Béatrix (qui abrite aujourd’hui le siège de l’URSSAF), appartenait aussi à de riches américains.


Très représentative de la mode au XIXéme siècle, la villa, au décor chargé de stuc et de porcelaine ainsi que ses balcons agrémentés
de fonte relève du style italien.




My God, que c'est beau !

Revenir à présent sur la rue Antoine de Bourbon. Prendre à gauche la rue du Baron.

Quel bonheur de cheminer sur la colline de Billère, entre les différentes villas aux allures de « manoir » XIXème...

Un air de campagne aux portes de Pau. My God, que c’est beau !

Ces villas sont construites dans des styles très variés mais caractéristiques du XIXème siècle; le plus souvent dans des matériaux locaux comme les galets du gave, la pierre d'Arudy et l’ardoise.


En moindre mesure, la brique rose vient parfois surligner l'architecture de ces demeures bourgeoises, prenant alors des allures
de manoirs...


Place aux jardins bien sûr !

Pas une villa qui ne soit plantée d’arbres majestueux...


Même si elle n’a pas appartenu à des américains, mais plutôt à des irlandais, on peut quand même s’émerveiller devant
la Villa Caplanne à Billère (rue Caplanne).


A Billère, la Villa Caplanne dans son écrin de verdure

Pour terminer notre balade...

Descendre jusqu’ à l’église Saint Laurent et son petit cimetière.

Face au parc du château et aux montagnes, quelques belles tombes, comme celle de la famille Hutton, surplombée d’un ange,
sculpté par l'artiste palois Ernest Gabard.


« L’aventure américaine » est trop vite bouclée.
J’espère qu’elle sera pour vous, comme elle l’a été pour moi : une belle découverte.

J’ai maintenant  très envie d’en savoir plus.
Cette balade amorce pour moi un intérêt nouveau, celui de la villégiature américaine.
  
L'occasion rêvée d'en savoir plus sur ces riches familles américaines qui vivaient à Pau.




Françoise – Passionnée par l’artistique, voyageuse, voire baroudeuse, grande amoureuse de la nature et des grands espaces,
mais aussi citadine et aimant les endroits underground. J’aime être dépaysée, surprise à tout moment car j’ai besoin d’un peu d’ici,
avec une bonne dose d’ailleurs pour bien vivre ma ville…

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