Sous les palmiers... à Pau - Un article de Françoise, à lire dans le Pau Mag'

Office de Tourisme
Pau Pyrénées

paumag’

Sous les palmiers... à Pau

par Françoise

Il est vrai qu’à Pau on peut associer le palmier à la ville.
Il fait partie intégrante du paysage local
et en devient son emblème.

Je suis tombée sous le charme de Pau grâce à eux… Les palmiers.

Je n’avais point grandi avec eux, mais j’avais voyagé par-delà les oasis et les déserts à l’infini.

Le simple fait de voir un palmier balancer majestueusement son feuillage, me procurait une sensation étrange de bien-être et me mettait en joie sans que je puisse expliquer cela... Sans doute parce qu’il évoquait les voyages que je chérissais le plus et me donnait à penser que l’on était bien au Sud du Sud…

Il est vrai qu’à Pau on peut associer le palmier à la ville. Il fait partie intégrante du paysage local et en devient son emblème.
Il fait rêver le voyageur.


Dès que l’on débarque à Pau par avion, ce sont des allées de palmiers qui vous accueillent à l’aéroport.

Idem, en arrivant de la gare...


La première vue de Pau qui s’offre au visiteur est la palmeraie qui se dresse majestueuse avec en toile de fond les montagnes pyrénéennes.

La palmeraie...
C'est la première vision de Pau que
les gens ont en arrivant de la gare.

Plantée au début du XX éme siècle, la palmeraie est la plus grande du Sud-Ouest avec près de 300 arbres.
C’est la première vision de Pau que les gens ont en arrivant de la gare.

 
 

On pourrait se croire dans l’Atlas marocain. A Pau, comment ne pas penser à Marrakech ? Un dépaysement qui n’est pas pour me déplaire...

Même domestiqués, les palmiers sont les emblèmes ébouriffés du dépaysement et soulignent la promenade, bordant les rues d’ombres propices.

La preuve... par le kaléidoscope !

On les croise un peu partout en ville, du Parc Beaumont aux allées Catherine de Bourbon, en passant par la place d’Espagne.

Dans le prolongement des jardins Joantho, au-delà du Pavillon des arts, sur « les sentiers du Roy ». Ils jalonnent fièrement bien sûr le boulevard des Pyrénées.

A Pau, pas une grande et belle maison
qui ne soit dotée d'un palmier !

 
 
 

Pas une grande et belle maison qui ne soit dotée d’un palmier... Un patrimoine qui remonterait à Napoléon III, à la fin du XIX éme siècle.

Les soldats béarnais ramenaient des palmiers de leurs campagnes coloniales pour les planter dans leur jardin.
Le palmier est montré ici comme symbole de prospérité, de bourgeoisie et de réussite sociale. On le retrouve jusque dans nos vallées au pied des montagnes.

Alors à Pau si l’espace public compte 1600 palmiers (de 5 espèces différentes - dont 1381 Trachycarpus Fortunei ou palmiers de Chine), on estime à plus de 3000 le nombre d’arbres du parc privé.

La population totale avoisinerait donc les 5000, avec les arbres des particuliers.

Un décor exotique qui rappelle que Pau jouit d’un climat exceptionnel…
...même si exceptionnellement la neige envahit la ville pendant quelques heures !

S’il convient de dire que le palmier aime notre climat à la fois ensoleillé et humide, attention toutefois, ce végétal tropical reste fragile. Son plus grand ennemi est le froid.

On peut bien sur trouver des stratagèmes pour protéger les plus petites espèces, par exemple en rabattant les palmes vers le haut et en les attachant l’hiver.

Alors prenons le plus grand soin de nos palmiers, témoins privilégiés de notre immense patrimoine végétal palois. Prenez le temps de les regarder et appréciez leur aura bienveillante, afin qu’ils continuent à nous inspirer encore et toujours…

 
 
 

"Que la vie est belle sous le voile vert
De la tolérance, loin de la haine
Et la violence, à l'ombre des palmiers."
Extrait du poème : A l’ombre des palmiers - Elie Mangoubi



Le saviez-vous ?

Dans la nature un palmier vit une centaine d’années mais en ville sa durée de vie est de 30 à 40 ans.


Françoise – Passionnée par l’artistique, voyageuse, voire baroudeuse, grande amoureuse de la nature et des grands espaces,
mais aussi citadine et aimant les endroits underground. J’aime être dépaysée, surprise à tout moment car j’ai besoin d’un peu d’ici,
avec une bonne dose d’ailleurs pour bien vivre ma ville…

Contacter l'auteur